Mes jeunes Années Pop-Rock
A partir de mes 15 ans mon univers enchanté fut celui de la musique Pop avec ses expressions très diverses et différentes comme le Rock des pionniers avec Eddie Cochran, Gene Vincent, Elvis Presley, puis la vague anglaise avec les Beatles, les Rolling Stones, les Who, Led Zeppelin … Mais aussi avec les groupes américains comme Everly-Brothers, Beach Boys, Doors, et la déferlante des artistes des festivals de Woodstock, de Monterey … Sans oublié le mouvement Folk-Rock de la « Protest song » avec Bob Dylan, Donovan, Peter, Paul and Mary, Joan Baez …et la musique soul et rythm and blues avec la Tamla Motown, Ottis Reding, James Brown ....
DANS LE VENT des années 60-70
C’était l’époque où je fréquentais La Locomotive. Club discothèque animé par Jean-Claude Berthon qui programmait et nous faisait découvrir les nouveautés anglo-saxonnes. Il était le fondateur des périodiques Disco-revue et Les Rockers. Nous avions sympathisé et je me souviens de ce jour où chez lui, près de la Madeleine, il nous fit écouter le long-play opéra-rock «A Quick One» des Who. Création Rock innovante qui annonçait le futur « Tommy ». Comme beaucoup de fans de Pop-Music j’étais à l’affût des sorties de nouveautés produites dans les pays anglophones , des groupes nouveaux. J’écoutais Radio Caroline, station pirate installée sur un navire aux large des côtes anglaises. La réception n’était vraiment audible Qu’à la nuit tombée. Le samedi matin j’allais au drugstore des Champs-Élysées pour me procurer le Melody-Maker.
Immergé dans cette ambiance, je portais des habits ressemblants à ceux des artistes que j’aimais. La mode et le style anglo-saxons avec les cheveux longs. J’avais oublié ce look teen-ager qui fut le mien jusqu’à très peu. Ma cousine qui en ressortant des photos de l’époque m’a transmis parmi celles-ci celle qui illustre des années de bons souvenirs que je garde en moi. Je suis sur je ne sais quel pont (peut-être au lac du Bois de Boulogne, ou celui de Vincennes) Chevelure très fournie et plutôt longue, habillé d’une veste légère sur un pantalon orange à fines rayures verticales blanches. Tenue trouvée aux puces de Saint-Ouen. J’avais également un pantalon blanc rayé de bleu du même style. Je n’aurais pas déparé au sein d’un groupe d’artistes de cette époque ! J’avais le genre et l’allure de la jeunesse de Liverpool ou de San-Francisco !
J’ai fait à partir de là une rétrospective sur mes coiffures tout au long de ma vie. Tout jeune c’était la coupe courte en brosse, choix de mes parents. A partir de mes douze ans ce fut une coupe sage très classique. A quinze ans j’ai commencé à porter mes cheveux plus longs. Puis vraiment longs à dix-huit ans. Malheureusement c’est à partir de cet âge que j’ai commencé à les perdre irrémédiablement et régulièrement. C’est pourquoi je ne regrette pas de les avoir porté longs quand je le pouvais, quand c’était dans le vent, et d’avoir vécu dans l’ambiance de mon temps. Porter les cheveux longs c’était montrer une différence d’esthétique personnelle, c’était appartenir à l’émancipation de la jeunesse de l’époque, C’était 68, c’était Woodstock ! …
Très vite ma chevelure s’est envolée avec mes années de jeunesse. Je suis rentré dans les rangs de la neutralité visuelle par force et trop tôt. Mais l’habit ne faisant pas le moine, j’ai conservé mes attirances pour la musique Pop-Rock et au-delà de la musique en général et je ne renie pas mes idées influencées par les pensées libertaires acquises en ces temps là. Cette photo avec un pantalon orange c’est tout à fait ce que j’ai été dans les années 70.
Et il y a cette barbe collier dont je ne me souviens pas exactement quand je l'ai adoptée? Mais c' étais peu avant cette photo et je ne m'en suis ensuite jamais séparé, sauf par obligation le temps d'une opération chirurgicale!
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